Oeil pour oeil
Je sais qu’elle ne viendra pas aujourd’hui. Du moins, je m’en doute. Nous sommes samedi et elle ne passe jamais le week end.
Cela ne m’empêche pas pour autant d’observer par ma fenêtre, aujourd’hui encore, muni de mon appareil photo. Je me suis mis à faire des gros plans. Je fragmente. Je rassemble des morceaux de ces personnes que je croise, qui se croisent. Je ne sais pas encore ce que j’en ferai. J’attrape une main par ici, puis une bouche par là. Un pied puis un oeil. Je ne fais aucune distinction, aucune hiérarchie. J’archive. Je documente.